Les autres savent ; moi, je cherche.

lundi 29 septembre 2008

American Spam ou les conséquences de la crise économique

Rigoler ou ne pas rigoler?
Le plan de sauvegarde de l’économie a premis à de petits malins d'écrire ce texte qui circule par e-mail :

Cher Américain,

je dois vous demander votre aide urgent pour une transaction financière secrète très importante.

Je suis Ministère du Trésor de la République d’Amérique. Mon pays est dans un crise qui nécessite le tranfert de fonds de 800 MILLIARDS DE DOLLARS US. Si vous m’aidez dans ce transfert, vous serez grandement récompensé.

Je travaille avec M. Phil Gram, lobbyiste pour UBS, qui me remplacera comme Ministre du Trésor en janvier. Comme sénateur, il a travaillé comme leader du grand mouvement de dérégulation du secteur bancaire dans les années 1990. Cette transaction est complètement sûre.

Cette transaction est urgente. nous avons besoin d’un chèque en blanc. Nous avons besoin des fonds aussi vite que possible. Nous ne pouvons pas transférer ces fonds à nos proches amis directement parce que nous sommes surveillés en permanence. Mon avocat m’a conseillé de trouver une personne de confiance qui servira d’homme de paille pour le transfert.

Envoyez-moi par retour de courrier les numéros de vos comptes bancaires, ainsi que ceux de vos enfants et petits-enfants à walstreetbailout@treasury.gov pour que nous puissions tranférer votre commission pour cette transaction. Après avoir reçu ces informations, je vous communiquerai tous les détails des mesures qui seront prises pour protéger ces fonds.

Cordialement,
le Ministre du Trésor Paulson

samedi 13 septembre 2008

Dividende universel

Pour Christine Boutin, le revenu universel est un droit civique, une sorte d'héritage provenant du savoir- faire des générations passées.
Idée surprenante, ancienne, suggérées par Thomas Paine, député de la convention.
Le directeur du Secours Populaire juge l'idée intellectuellement séduisante mais inapplicable. Seule l'Alaska applique cette mesure généreuse, mais les revenus qu'elle tire de l'exploitation du pétrole sont énormes et à redistribuer entre relativement peu d'habitants.
Christine Boutin est soupçonnée de vouloir donner un revenu à la mère au foyer par ce biais. Par ailleurs, le financement en est difficile : le gouvernement diminue la couverture sociale des chômeurs, supprime les emplois jeune et les contrats subventionnés, mais il sera capable de financer le Dividende Universel?? Il s'agit de donner de l'argent à tous, donc aussi à ceux qui n'en ont pas besoin. Quel est l'intérêt?

mardi 22 juillet 2008

Du rififi sur la toile

Voilà que je ne suis plus chez moi, et pas le temps de m'en occuper, zut !!! Pourtant ça saigne dans la blogo, mais un sang vivifiant et restructurant : le problème, qui date un peu, c'est que Versac, sacré Diva des blogs sans avoir rien demandé, mais ça fait toujours plaisir, jette l'éponge, et ferme son blog - tant mieux, il était incontournable mais ennuyeux. Ce que je regrette, c'est que nul ne remette vraiment en cause le statut des "journalistes" qui l'ont attaqué.

Morandini, un journaliste? Birenbaum? Et Apathie? On se moque de qui? Des parleurs médiatisés, rien d'autre.

Enfin, ça va modifier les choses, ce n'est pas plus mal, et Nicolas Vanbremeersch ne cesse pas d'écrire (tant mieux).

samedi 12 avril 2008

Ingrid

Eh bin rien. Je me disais que s'ils avaient envoyé tous ces gens, c'était parce qu'ils avaient un petit signe que l'on pouvait faire quelque chose, mais rien. Donc c'était médiatique, genre preu chevalier. ça serait intéressant d'étudier le complexe de Lancelot chez les hommes politiques. Mais non, c'est probablement encore beaucoup plus simple que ça, pas de complexe de Lancelot, le désir d'utiliser à son profit une sympathie populaire. Je ne dis pas qu'à titre perso les dirigeants du pays ne peuvent pas avoir de la sympathie pour Ingrid Bétancourt, ils sont le droit d'être copains avec qui ils veulent, mais de là à dépêcher des missions diplomatiques pour les amis, ça fait désordre, je trouve. Si l'image médiatique de la personne avait été celle d'une bourgeoise égoïste et gâtée qui veut faire joujou avec la politique, peut-être que moins de gens se seraient mobilisé, hin.
Or, on ne m'enlèvera pas ça de la tête, là-bas, ce sont des luttes de factions, et dans les luttes de factions, il n'y a pas de gentils et pas de méchants. Sauf quand la faction gagnante écrit l'histoire, ensuite, après sa victoire. D'où le dégoût pour cette mobilisation. Quelle facilité écoeurante. D'un autre côté, il est presque aussi facile de s'en offusquer comme je le fais... Le plus digne serait de ne pas en parler. Et de travailler humblement et quotidiennement à résoudre des conflits.

vendredi 11 avril 2008

Claude Guillon boycotte

Je viens de tomber là dessus. Je ne connais pas du tout le site, mais j'adore cette page.

dimanche 6 avril 2008

Carla défile pour Ingrid

Oui, Carla Bruni défile à Paris pour Ingrid Bétancourt....
Ch'est biau.
Elle tenait une rose blanche.....
Je rajoute encore des pointillés?

vendredi 4 avril 2008

Sauvez Ingrid

Je ne fais rien de ce que je dois, je vais arrêter de me prendre le chou pour écrire car ça ne rend rien. C'est le moins que l'on puisse dire.
ça fait 15 jours que je lis des livres, donc difficile, mais addictant, retours aux blogs.
Je voulais écrire des trucs intelligents sur Ingrid et Sarko, mais je n'ai pas le coeur.
Moi aussi je suis prise par une exaspérante et inutile émotion. Je ne peux pas écrire qu'il ne faut pas mandater une mission pour aller la sauver, je ne peux pas écrire qu'il faille la laisser mourir dans sa prison, je ne peux pas, d'ailleurs personne ne peut alors comment dire que tout cela est idiot? Et toutes les autres victimes d'injustices?
Dans le cas présent, aller secourir cette femme est si théâtral que l'on se demande pourquoi la France n'en fait pas autant pour chaque français injustement détenu dans le monde.
Dans ces pays les luttes factieuses sont si violentes qu'elles détruisent l'objet même de la lutte : s'agit-il d'établir la démocratie, la justice?
Ce qui sanctifie Ingrid, au fond, c'est uniquement sa position de victime. Parce qu'elle est victime, elle en devient, en France, le symbole d'une lutte juste, alors qu'elle n'est qu'un membre d'une faction. Si la France entre dans ces simagrées sentimentalo politiques à la guimauve, c'est, je suppose, pour des raisons de politique intérieure, Sarko veut faire chevalier blanc, Lancelot, utiliser la vague d'hystérie affective en cours.
Que le Tibet, disparu depuis déjà très longtemps des cartes officielles, contrairement au Sahara occidental, par exemple, qui bénéficie d'un pointillé, se meure; qu'une junte cruelle continue de prendre en otage son propre peuple pour s'en mettre plein les poches ; les exemples, s'ils me manquent, ne prouvent que mon indigence en matière d'information.
Du reste, si un acte si farfelu a été décidé (envoyer une mission juste parce que son état s'aggrave, c'est probablement qu'une info a filtré par des canaux mystérieux comme quoi les Farc veulent la libérer : Ingrid morte ne vaut pas cher ; peut-être il y a désaccord dans la faction, certains veulent s'en débarrasser, d'autres non, et la France tente le coup).

samedi 22 mars 2008

Penser la mort

Hier, Embruns a publié un billet sur le manque d'idée de la blogosphère francophone, il aimerait que des sujets de qualité soient plus souvent abordés par les blogs français. Son expérience particulière le rend sensible au problème de la mort assisté ; il a fait un post relatif au cas de Chantal Sébire et un autre relatif au cas d'Hervé Pierra.
Dans un premier temps son post m'a agacé, pourquoi faut-il que le blogosphère erre sur les hauteurs? Si tout le monde se met à penser, ça va être joli. D'ailleurs, sur le sujet, il n'y a que quelques positions possibles. On est pour, avec des arguments, contre, avec d'autres, ou on se sauve en courant (moi). Tous les arguments évoqués sont toujours bons, dans tous les cas, ce qui rend le problème difficile.
Je ne sais pas si je suis pour - ou contre, mais je me suis couchée en y pensant et réveillée de même.
Pas du tout dans un état sympathique.
Voilà ce que ça m'évoque, à moi, dans ma vie à moi, et je suis incapable de digresser sur ce que le législateur devrait faire ou pas.
Ma mère était malade ; elle a eu des problèmes de santé toute sa vie et ils ont fini par devenir sa vie même. Elle se considérait elle-même comme une combattante de la maladie. J'ai acquis progressivement une horreur écoeurée et un dégoût profond de cette attitude, qui me semblait une pose - avait-elle une sorte de névrose qui la maintenant dans sa maladie? je ne sais.
Quoiqu'il en soit, aux alentours de la quarantaine, la mort la préoccupa suffisamment pour qu'elle en parle constamment. Elle me parlait de sa mort, et me confiait son horreur d'une vie à l'hôpital, diminuée et affaiblie. Et, naturellement (je dis naturellement car c'est devenu pour moi un lieu commun que d'entendre exprimée cette idée), elle se mit à répéter : "pas question que je finisse comme ça !!!" chaque fois qu'elle passait devant une personne en fauteuil roulant, ou diminuée de quelque façon que ce soit. "Si je suis comme ça, faut m'achever, hein?" disait-elle, et nous en parlions de temps en temps, à table, pendant le repas.
J'avais 14 ans et j'étais d'accord avec elle. ça me paraissait simple, et en outre j'étais habituée à obéir à ma mère. Aucun souci. Je pensais aux solutions, oui, j'y réfléchissais, je me faisais confiance, je me disais que j'irais faire un casse dans une pharmacie pour me procurer les substances nécessaires (j'avais 14 ans, beaucoup d'imagination et peu de pragmatisme).
Au fil du temps, en y repensant, l'idée me parut plus grinçante. Mon imagination m'aidait à me représenter la chose. Il faudrait que je fasse une piqure, peut-être. Pincerai-je la peau? Ou pas? Je me visualisais, pinçant la peau décharnée de ma mère, et plantant l'aiguille. Intramusculaire ou intraveineuse? Je ne pensais pas, autour de moi, à une ambiance médicale, je me voyais faire cela dans le salon, ou dans sa chambre. La scène devenait difficile à faire vivre en moi, et je l'écartais de ma pensée.
Mes rapports avec ma mère n'étaient pas bons. Elle était autoritaire et indiscrète. Un jour, je me disputai violemment avec elle, et je lui demandais d'oublier que j'étais sa fille. Cela me paraissait tout simple. Il n'y avait qu'à la gommer de ma vie, cette ombre douloureuse et étouffante, et tout irait mieux. Je m'aperçus qu'on ne peut pas gommer sa mère de sa vie. Même si je ne lui parlais plus, elle était toujours là en moi, odieusement présente. Je m'aperçus aussi qu'elle m'aimait, ce dont j'étais venu à douter, d'un amour insupportable et dévorant, mais qu'elle m'aimait.
Trois mois plus tard, je tombai malade, et passai cinq jours dans un semi-coma artificiel. Le lendemain de mon réveil, elle était à mon chevet, et la première chose que je lui dis (bêtement) fut : "C'est arrivé pour me punir de m'être disputée avec toi".
Mes pensées relatives à la mort de ma mère prirent un tour plus technique. A l'hôpital, j'étais percée de tubes et de perfusions. Je compris que je n'aurais pas à toucher sa peau si je devais lui faire une piqûre. Il suffisait d'introduire une seringue dans un tube. Et si quelqu'un de fou m'avait fait ça à moi, à l'époque? Il aurait, alors, été si facile de me tuer : je ne pouvais même pas me lever seule, je n'aurais même pas vu qu'on introduisait cette substance dans tous les tuyaux dont j'étais perfusée;
Et puis tout d'un coup, en y repensant, je décidai que même si l'occasion se présentait, même si elle me le demandait, je ne tuerais pas ma mère si elle me le demandait. Je ne pourrais pas, me dis-je. Une culpabilité atroce roderait sur moi. J'avais déjà trop pensé, au fil du temps, à la mort de ma mère, j'avais déjà trop réfléchi à la chose, il fallait abandonner cette idée, il fallait cesser d'être hantée par cette question. Voilà. C'était décidé. Je ne l'aiderai pas à mourir. Je pleurerai. Je souffrirai. Mais ce serait tout.
Mais ce n'était pas tout. Je continuai d'y penser, et je changeai encore d'avis. Je décidai d'attendre et de voir comment les choses allaient évoluer. Il y a des décisions qui se prennent dans un contexte.
Un jour, une des nombreuses maladies de ma mère se réactualisa. Il fallut passer des examens. Elle passa des examens.
Elle m'appela ensuite. Un soir. C'était un cancer, et elle en avait pour quinze jours. Elle était dans telle clinique, et attendait une place en soins palliatifs. Je n'avais pas besoin de me presser, mais ce serait bien que je vienne, puisqu'elle allait mourir.
Je compris que le jour était arrivé, ce jour qu'elle attendait depuis si longtemps, et dont elle me parlait tellement : le jour de la mort. Celui qu'elle redoutait. Je pensais qu'au moins, 15 jours, elle ne serait pas diminuée, puis mes propres pensées m'effrayèrent et je me dis : que doit-on penser quand sa mère vous appelle pour dire qu'elle va mourir? Quelles pensées autorise-t-on? Quelles pensées interdit-on? Elles montent, un peu partout, d'on ne sait où. On ne savait même pas qu'elles étaient là, elles viennent, tourbillonnent autour de ce que l'on croit être, de notre personne sociale, et elles la font danser une danse sinistre qui ne ressemble à rien. Je mourais déjà un petit peu. Que faire? où aller? je ne savais plus penser tant des nuées violentes agitaient mon esprit.
Puis j'accrochai un petit fil : partir. Petit fil simple. Une idée fixe : autour, la tempête, au milieu, partir. Le contexte était un peu particulier, seule, à l'étranger, liquide suffisant pour trois jours, pas de carte bleue prise par mon mari parti à l'étranger (dans un autre étranger) pour trois jours. Les choses n'arrivent jamais avec ordre. Des amis me prêtèrent du liquide, un avion partaient six heures après dans l'aéroport qui se trouvait à un quart d'heure de chez moi, je m'envolai.
J'arrivai à six heures, à Paris, on vint me chercher, embouteillages, j'appelle ma soeur, elle ne peut pas me passer ma mère, je rappelle, elle ne peut plus me passer ma mère. Pourtant les voitures autour de moi sont toutes semblables, le ciel est gris, habituel, la terre ne s'est pas arrêté de tourner.
J'arrive dans la clinique, on ne veut pas que j'entre, c'est le soir, je dis que je viens de loin en avion pour voir ma mère morte, je suis prête à casser tout pour entrer, on me fait entrer, je monte, je vois ma mère, elle est morte, c'est elle sans être elle, un rictus lui déforme la bouche :elle est morte en étouffant. En la voyant je me suis mise à hurler dans un sorte de grand silence blanc, et j'ai entendu des voix qui disaient que je faisais une crise de nerfs ; je ne crois pas, mais il me semblait que le moyen le plus opportun de m'exprimer à ce moment était de hurler : la subtilité et les finasseries du langage articulé ne convenaient pas à mon état d'esprit du moment : le hurlement seul avait un sens.
Deux jours après, je reviens, elle n'est plus dans la chambre. Pour nous emmener voir son corps préparé, il faut descendre un escaliers, un escalier qui n'en finit pas, murs blancs, lisses, neutres, malgré tout comme cette descente n'en finit pas, je crains en bas d'ouvrir une porte et de tomber sur les enfers, Charon Cerbère, le Styx que j'imagine puant. Mais l'ultime porte ne donne pas sur le Styx, mais dans un parking. Une porte mène à un dédale de petites pièces, ma mère est dans l'une, on a mis un bandage très serré autour de sa machoire pour la maintenir fermée.
Le jour de l'enterrement nous allons la chercher. Une petite partie du parking est close, par une porte KZ et quand on entre, à côté des voitures, il y a ma mère dans son cercueil. De l'autre côté, les voitures. Et là, ma mère morte. ça sent les produits chimiques et l'essence.
Est-ce que j'aurai pris la décision de l'aider à mourir si elle me l'avait demandé? Dans les derniers moments je m'étais dit que oui. J'avais mis en balance ma culpabilité potentielle et ma capacité à dire non et ma culpabilité avait été moins forte.
Pourquoi ai-je écrit ça? je n'en sais rien. Pour me débarrasser des images qui tournoient dans ma tête depuis hier.
Nous avons un problème avec la mort, c'est que je m'étais dit en arrivant dans le parking.
Du coup, un autre souvenir, réactualisé par tout ça.
Cela se passe dans un autre pays (ça se passe toujours dans un autre pays). j'y ai une baby sitter sri lankaise. Elle m'adore, parce que je lui file une prime à Noël. Du coup, elle me fait pénétrer dans son intimité et elle me montre des photos de son mari. Petit détail, son mari est mort. Elle me montre donc les photos de l'enterrement. Je bloque un peu pour les regarder.Il y a plein de gens, habits multicolores, comme dans les films indiens, des fleurs, des tables, des chaises, de la nourriture, et le mort. On voit ma baby sitter en larmes, entourée de gens qui la soutiennent. On la voit aussi en photo de groupe, comme pour les mariages ; avec ses frères, avec ses soeurs, avec ses beaux frères, avec ses belles soeurs. J'avais été un déconcertée et un peu choquée : c'était une fête, ou un enterrement?
Mais aujourd'hui, je sais que j'aurais préféré que ma mère morte ait été exposée au milieu des fleurs, dans un jardin, au milieu peut-être d'une foule de gens, non pas ses amis, ma mère avait très peu d'amis, mais de relations sociales, ou de mes amis à moi. Une sorte de dernier adieu à la vie, au milieu de la vie.
Je n'y avais pas pensé. Jamais. Je n'avais rien prévu pour l'enterrement. Et, lorsque les évènements ont eu lieu, j'étais, et nous étions tous, dans un état d'abattement qui ne nous a pas permis d'anticiper les choses. je n'avais jamais pensé jardin, ou fleurs, ou pas jardin et pas fleur. Je n'avais pensé à rien, et aucun lieu véritablement beau n'existe pour donner à ce dernier hommage une tenue particulière, sauf peut-être si l'on est richissime. Je ne sais pas comment font les autres. Les enterrements ont-ils toujours cet air de se faire à la sauvette? Comme si la mort était une honte? Alors qu'elle est l'issue inéluctable du temps que nous passons sur terre?
Il me semble que nous devrions réfléchir, nonpas seulement à l'aide à mourir, sujet sur lequel mon esprit bute totalement et se refuse à avoir une opinion définitive, mais à la mort : pour l'instant c'est un sujet caché, tabou, alors qu'elle est l'un des deux affaires véritablement commune à tous les hommes, avec le sexe.
J'admire ceux qui savent : qui savent qu'il faut autoriser les médecins à faire mourir, et comment, et ceux qui savent qu'il ne faut pas. Je comprends ceux que l'expérience vécue, quelle qu'elle soit, à mener à se forger une idée sur le sujet. Moi, je ne sais pas. Une sidération mentale bloque ma réflexion sur le sujet.
Quelques témoignages intéressants sur le sujet, pour aider un lecteur éventuel à rejoindre le camp de ceux qui savent.

Tara, une commentatrice de Koz.
Le cas évoqué par Laurent Gloaguen, d'Hervé Pierra.
Koz.
Et pour finir, une lecture suggérée, si ce livre se trouve encore, car pour moi il évoque parfaitement le sujet, ou ses conséquences à moyen terme : L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, de Franz Werfel. Il s'agit d'une société future (évoquée par un ami de Thomas Mann et Hermann Hesse, juif allemand qui vivait à une époque où la question de l'élimination des inutiles s'est posée) qui élimine, très proprement, courtoisement et urbainement, ses vieux (à partir de quel moment la vie ne vaut-elle plus la peine d'être vécue en l'état?). (Je l'ai lu il y a au moins vingt ans, mes souvenirs sont flous, mais on y trouve des interrogations communes avec le Jeu des perles de verres).
Je suis parfaitement consciente de ce que ce post n'apporte rien au chmilblick, mais à force de retourner les couteaux dans les plaies, ça saigne un peu.

Et avoir fait autant d'études pour rédiger aussi peu structuré, merde. Il y a gâchis.

samedi 8 mars 2008

T'as voulu voir Vesoul...





















Je me félicite toute seule, mais c'est de bon coeur. J'ai été superpositive sur Sarko depuis une semaine.
Du coup, satisfaite, je vais sur l'Elyséethèque. Je vais me faire un petit coup de je, je, je, je, de Qu'est-ce que/qui?, de Moi je dis je pense et de Il faut que. ça me manque, quoi.
Bien. Sarko a été à Vesoul. Dans un centre d'apprentissage.
Le discours est .

Extrait favori :
Notamment, je félicite l’esthéticien d’abord qui a un tel sourire et un tel plaisir d’apprendre, c’est fantastique de sa part d’avoir eu le courage de s’engager dans une filière où je suis sûr qu’au début, le regard des autres ce devait être pour toi un problème. Et bien tu es un homme courageux car tu as choisi quelque chose qui te plaît sans te préoccuper des présupposés des uns et des autres et tu as raison parce que demain, tu auras un emploi, parce que tu vas réussir et ceux qui se seront moqués, il y en a beaucoup qui seront au chômage à t’envier parce que tu as un boulot qui te plaît. Et personne n’a à juger a priori et c’est tout à fait respectable le choix que tu fais. En tout cas, je voulais vous dire que vous représentez cette France qui travaille, qui veut vivre de son travail. Vous aurez des beaux métiers, que ce soit dans la voiture, dans l’électronique, dans la carrosserie. Vous pourrez faire vivre vos familles, vous n’aurez pas besoin de tendre la main pour demander à quelqu’un de vous aider parce que vous vous serez aidés vous-même.

Révélateur de ce qu'il souhaite pourfendre (on dira que c'est l'intention qui compte, OK?), le passage mis en gras. Sarko, ou le rédacteur, suppose que les regards posés sur cet étudiant ont été ironiques parce qu'il peut sembler surprenant qu'un garçon choisisse la voie de l'esthétique/ de la formation professionnelle. On peut imaginer que l'élève a dit à Sarko que l'on s'était moqué de lui, et Sarko y fait allusion. C'est possible, mais telle qu'elle elle révèle quand même quelque chose, cette phrase.
Le discours, sur le fond, n'est pas mal. On ne bondit pas comme sur celui du Latran. D'un autre côté, il ne peut pas ne dire que des conneries. Je ne parle pas de la fin.
Sur le fond, l'idée de revaloriser la formation professionnelle est bonne. Mais est-ce que les mots suffisent? (Question idiote) Comment forcer la réalité?
Parce que tout de même, en France, les lycées professionnels ne sont pas censés former l'élite. On le voit bien, rien qu'avec le choix des profs. L'idée est bonne, mais ça fait quand même 20 ou 30 ans qu'on envoie en apprentissage les élèves qui n'accrochent pas avec le système scolaire classique.
C'est bien beau de fustiger les étudiants qui se retrouvent en fac sans savoir ce qu'ils vont y faire. Je veux bien croire que la situation s'est dégradée, mais quand j'étais, moi, en fac, c'était déjà ça. Moi-même, je ne savais pas ce que je voulais faire - au moins avais-je un niveau qui m'a permis de réussir. Mais tous mes camarades qui ne savaient pas ce qu'ils voulaient faire étaient d'assez bons élèves à qui on n'aurait jamais proposé une formation parce qu'ils étaient trop "bons élèves" pour cela.
Pour avoir un peu travaillé dans des collèges, j'ai toujours vu écarter vers les filières pro les ratés, et ceux qui le souhaitaient ; je n'ai jamais vu présenté vraiment positivement les filières pro. C'est peut-être là où il faut agir.

Autre extrait :
"tu as raison parce que demain, tu auras un emploi, parce que tu vas réussir et ceux qui se seront moqués, il y en a beaucoup qui seront au chômage à t’envier parce que tu as un boulot qui te plaît"
Cette façon de présenter les choses me rappelle les affiches du Front Populaire. Trop simple. Au fond, en rouge peut-être, les groupes de mauvais étudiants paresseux, peut-être entourés des signes visuels de la paresse (coupe de vin renversée? bière?), au premier plan les étudiants travailleurs, bras croisés, regards fiers, tournés vers l'avenir? Il y a des relents de populisme de droite dans cette phrase. Je ne me lance pas dans des remarques sur le fascisme larvé de Sarko, j'ai vécu dans une dictature, et la France en est loin, quoiqu'on en dise !!! Mais cette idéologie sous-jacente m'écoeure.

Le diplôme d'Asher Mallah






















Asher Mallah est le cousin de Benedict Mallah, grand-père maternel de Nicolas Sarkozy. Les liens explicatifs sont dans le post précédent.
J'insiste sur ce diplôme pour la raison suivante :
  • j'aime l'écriture arabe
  • je suis toujours bêtement heureuse de trouver des documents qui évoquent, d'une façon ou d'une autre, l'imbrication, pas toujours tendre, des cultures juives, chrétiennes et musulmanes dans le monde méditerranéen. Ces trois cultures sont soeurs, à mes yeux, mais leurs enfants se disputent. J'espère que les petits enfants s'entendront. A la lumière des cultures étrangères d'Orient ou d'Afrique, et il n'y nul mépris dans ces mots, la "fraternité" des cultures méditerranéennes me saute aux yeux.
  • ce diplôme explique, pour moi, un point du discours de Nicolas Sakozy lors de son élection : le partenariat euro-méditerranéeen, idée que j'ai toujours trouvée étrange, c'est-à-dire que je n'ai pas vu l'opportunité de soulever ce point au lendemain de l'élection ; je l'ai trouvée excellente, bien qu'utopique, mais je me suis vraiment demandé d'où Sarko nous sortait ça. maintenant, je comprends.

Le grand-père de Nicolas Sarkozy

Avant tout, je précise que je trouve l'histoire des origines de Nicolas Sarkozy comme une histoire extrêmement romanesque, et je ne sais pas pourquoi cela me rappelle un roman de Michel Déon, Un déjeuner de soleil.
D'autre part, vu que j'ai vécu hors de France un bout de temps, et rencontré de nombreuses familles (levantines la plupart du temps) cosmopolites, je fantasme toujours un peu sur ces gens qui ont des grands-parents aux quatre coins du monde, ou plutôt, en général, aux quatre coins de la Méditerranée.
Le blog "La Turquie pour les Nuls" a publié en mai 2007 un billet sur les origines ottomanes de Nicolas Sarkozy.

Extraits :

"Ainsi, les Mallah et le grand-père maternel de Nicolas Sarkozy appartiennent à une famille sépharade accueillie par l’Empire ottoman. A l’époque de la naissance de Benedict Mallah, Salonique (appelée alors Selanik et pas encore Thessaloniki) fait partie intégrante de l’Empire ottoman. La ville est, d’ailleurs, tellement turque qu’elle donne naissance en 1881 à Mustafa Kemal Ataturk qui devient, en 1923, le fondateur de la Turquie moderne et républicaine."

"Trois générations séparent seulement Nicolas Sarkozy, devenu Président de la République française, et « Ascher Mallah Effendi », le cousin de son grand-père maternel. Trois générations seulement pour qu’en 2007 Nicolas Sarkozy s’oppose frontalement à l’adhésion de cette Turquie où une partie de sa famille a jadis trouvé refuge."

Donc, le petit-fils d'un sujet ottoman, non seulement s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne - mais cette décision politique n'a, selon moi, pas à être dictée par des élans du coeur (imaginons un instant qu'il ne s'y oppose pas, combien pire serait alors la réaction, on l'accuserait probablement de vendre l'Europe à l'Orient, en vertu de ses origines, selon une logique qui feint de penser que l'on n'existe et ne se comporte qu'en fonction de ses origines, comme si les ancêtres téléguidaient les choix de vie des hommes politiques, comme si la race prédéterminait des comportements) ; mais encore bloque avec outrance l'immigration - là encore une décision politique, qui n'a pas non plus à être dictée par les élans du coeur, mais justement la raison pourrait faire valoir ses droits et révéler l'importance des mélanges au sein d'un pays.

Ou alors, faut-il y voir le réflexe de survie du parvenu de bas-étage? Moi et ma famille avons émigré et réussi à nous installer malgré les obstacles, je n'enlèverai pas les obstacles pour les suivants?

Ou encore autre chose : la politique d'immigration refoule généralement de pauvres gens qui n'ont pas l'habileté et les moyens de s'intégrer, car il est plus facile de s'intégrer et d'avoir ses papiers lorsque l'on a une belle situation, que l'on est muté par sa société, que lorsque l'on fuit simplement, coûte que coûte, un système autocratique et assassin. Dans la logique de l'immigration choisie, le gouvernement se propose-t-il de n'accepter qu'une sorte d'aristocratie de l'immigration?

Je peine à analyser clairement ces choses. Ami lecteur, si tu veux me laisser un lien pour me donner l'occasion de m'instruire, ou critiquer pour me donner de nouvelles idées, n'hésite pas, je t'en prie.

vendredi 7 mars 2008

Jouer aux dés avec l'histoire

Les américains ont une approche de la politique qui ressemble à leur cinéma. On envoie un agent spécial avec de l'argent, des soutiens, et une mission, et il accomplit sa mission en deux coups de cuillères à pot, pour le compte de son état, considéré selon les fantaisies des scénaristes comme gentil ou méchant.
C'est apparemment ce que révèle une enquête menée par des journalistes de Vanity Fair, selon Rue 89.

Selon David Rose, un journaliste d'investigation britannique qui est déjà l'auteur d'un livre très fouillé sur la prison de Guantanamo, Condoleezza Rice, la Secrétaire d'Etat, et Eliott Abrams, le Conseiller adjoint à la Sécurité de la Maison Blanche, sont les deux maîtres d'oeuvre de cette opération clandestine approuvée par George Bush. Le plan visait à permettre à Mohamed Dahlan, l'homme fort de la sécurité palestinienne à l'époque de Yasser Arafat, équipé par des armes fournies par les Etats-Unis, d'écarter du pouvoir le Hamas, vainqueur des élections législatives de janvier 2006.

"Le plan secret a eu un effet contraire, provoquant un nouvel échec pour la politique extérieure de George Bush. Au lieu d'écarter leurs ennemis du pouvoir, les hommes du Fatah soutenus par les Etats-Unis ont amené le Hamas a prendre le contrôle total de la bande de Gaza."


jeudi 6 mars 2008

Consulat de France en Colombie

D'après mon expérience, les consulats de France (j'avoue cependant ne pas les avoir tous visité) sont notoirement peu amènes envers les ressortissants français. C'est-à-dire que l'on vous y enjoint de ne pas vous mettre mal avec les autorités locales. (Il est très, très important d'être bien avec les locaux : quand le consulat fait des listes de gens à inviter lors de visites consulaires suivies de pots, tous les Français sont implicitement conviés, mais seul le gratin, évalué par les huiles franco-locales du coin, reçoit une lettre d'invitation). D'ailleurs l'histoire de Véronique Robert ou plutôt de son fils à Dubai me paraît très intéressante. L'article du Times montre bien que le consulat ne s'est bougé les fesses qu'après que Véronique les ait appelé de France. Ses relations avec l'Elysée ont été un plus, et ont seules fait bouger les choses. Franchement, je voudrais bien savoir quel Français de base pourrait faire ça (réveiller le Consul ou un employé du consulat en pleine nuit - et ne parlons pas du petit mot à Sarkozy). Dans un pays où j'ai habité, il était impossible de joindre le consulat le soir et le week-end : le numéro d'urgence qu'ils fournissaient était un portable toujours coupé. Le principe de base, c'est démerde-toi, sauf si tu es un VIP.
D'autre part, après un petit tour sur le site du consulat de France en Colombie, qui renvoie à une page du MAE, il existe quelques règles à respecter quand on se balade en Colombie.
Comme il est terriblement regrettable qu'Ingrid Bétancourt n'ait pas regardé d'un peu plus près ces recommandations de France Diplomatie.

vendredi 29 février 2008

D'Arcy Doran

Bon, donc je ne parle pas de - ahem.
Concourir à la dégradation du niveau général : non ! non ! Même si je concours hors consours, hors piste, hors-jeu, hors tout : principe. Ne transigeons pas.
(Comme se conjugue concourir? Comme courir - con? on va dire).

Alors donc, animée par mon désir d'écrire des trucs avec des mots pour vivifier ma matière cérébrale menacée de dégénérescence précoce (enfant+enseignement, ça vous détruit un esprit critique), je me branche et je cherche d'autres sujets sur yahoo.
Je me sentais trop molle pour Rue89, je me disais j'y vais après. J'aime bien Yahoo.
Et là je lis une info comme j'aime : le prince Harry pourrait être rappelé d'Afghanistan. Parce que là il y est, car il est super courageux (la fonction guerrière du roi, on la sent toujours un chouia), mais il met en danger son équipe, enfin sa portion d'armée, c'est comment le mot? Ils disent pas ils m'aident pas sur Yahoo.
Je cite :

"La Reine Elizabeth d'Angleterre a estimé vendredi que son petit-fils, âgé de 23 ans, avait fait "un très bon travail dans un climat très difficile". Et remarqué qu'un des soldats de son régiment avait été blessé.

Quant au Premier ministre Gordon Brown, il a estimé que le pays avait envers son prince une "dette de gratitude" pour son courage en Afghanistan. Mais "les considérations de sécurité passent d'abord. Cela a été le facteur décisif pour notre état-major, et je pense que tout le monde considèrera que c'est la bonne décision", a ajouté le chef du gouvernement travailliste."

Ouf, c'est pas Harry qu'est blessé (moi j'aime bien Harry, il est mignon).
Je pense à part moi que l'Angleterre ne doit pas avoir plus de gratitude pour lui que pour le mort? Ou si? Ou ils ont quand même de la gratitude pour le mort? je coupe les cheveux en quatre? Oui, j'ai une tendance perverse et d'ailleurs malpratique à vouloir que tout le monde soit égaux, c'est pas toujours bon, je sais, je l'ai vu en classe (quand tu as plus de compliments pour le moyen élève qui a bien réussi que pour le bon qui réussit tout le temps - tu veux encourager le moyen, mais faut pas vexer le bon, après tout il ne doit pas être pénalisé pour son intelligence...).
Bon et après je vois que le journaliste s'appelle D'Arcy Doran.
De dieu, me dis-je, ça c'est un nom.
Il y en a des qui s'appellent Justin Delbel, et puis il y a D'Arcy Doran.
Je tape D'Arcy Doran dans Google (je cherche des idées) et là je tombe sur ça.
Je trouve ça génial. Oui, sûrement j'ai l'esprit mal tourné.

Donc je schématise. C'est un billionnaire géorgien, Badri Patarkatsishvili, eh oui, car, grâce au pétrole, il y a des billionnaires géorgiens, qui a 52 ans. Il est candidat à la Présidence de la Géorgie. Il a eu des menaces de mort car il est candidat de l'opposition. Et là il est mort (près de Londres). Mais la police a fait une enquête : eh bien il n'aurait pas été assassiné, il serait mort de mort naturelle. Une heart failure, comme ça pouf.

Bon bon bon, moi je crois la police, ils sont forts. Mais je dis que tout de même, plus on va vers l'est, moins c'est bon d'être dans l'opposition.

On peut le dire, ça? Poutine, me frappe pas, hein.
(NDA : Je sais que Poutine n'est pas géorgien).

mardi 26 février 2008

Spieprzaj dziadu
















Je ne vais pas parler de Sarkozy, non, je vais me retenir, mais je crois que ça ne va pas faire long feu, j'essaie mais il en fait une par jour. Des fois non, mais alors c'est qu'il en fait une grosse qui traîne.
Bon. Il y a en Pologne un président, qui répond au doux de nom de Kaczynski. Un jour, dans une rue, où il était tout de même suivi par une équipe de télévision, il a dit "Spieprzaj dziadu" à un monsieur, équivalent idiomatique local de Casse-toi pauvre con. Eh bien maintenant c'est le slogan de ses adversaires.
Lu là.

Hihihi.

Bon. Alors, j'ai honte mais plutôt que de ne pas écrire, je vais écrire sur Sarko, ça me démange trop. Oui, c'est nul, c'est vrai. Je ferais mieux de faire analyste politique ou économique, eh bien justement je vais lire des blogs politique ou économique et essayer de comprendre. J'ai lu un cours une fois, c'était hypra chiant... les blogs ça suffira bien. Analyste. J'ai une gueule d'analyste?

A part ça. On dit du mal de Sarko mais on est pas gentil. Il a les idées super larges. Il a dit que réduire une femme à la carrière de son mari était un manque de respect.
Lu là.

Il est bien ce Sarko.
Quand même, là, j'ai été positive, je trouve.

mardi 19 février 2008

Sarkozy et le bruit

Le problème avec Sarko, c'est le bruit. A peine lance-t-il une phrase, généralement une ânerie sertie d'idées reçues ou peu intéressantes, que tous se ruent comme un seul homme sur l'ânerie, au détriment de l'analyse des vraies propositions, à peine esquissée (l'analyse).
Je n'aime pas Sarkozy : son clinquant, sa vulgarité, sa politique d'expulsion bête et méchante, qui semble faite pour plaire au Français moyen confit dans sa petite supériorité tiède (alors que j'aimerai que la France ait plus de hauteur de vue, et lutte contre les faux immigrés politiques, qui prennent la place de ceux qui réellement craignent pour leurs vies dans leurs pays ; et qu'au contraire elle s'affirme comme le pays d'accueil des opprimés, des vrais opprimés, pas des malheureux d'opérette ; et des malheureux d'opérette, j'en connais). Mais je me demande qui je déteste le plus, de ce président vulgaire et minable (et je ne juge pas sa politique, car je ne suis pas très forte en analyse politique et économique, mais son apparence) ou de ses médiocres adversaires qui lui laissent le champs libres. j'ai honte, mais je vois là la preuve de notre faiblesse et de notre déliquescence.
Sarkozy est le triste révélateur de la médiocrité actuelle de notre monde politique.

Anais Nin

Née en 1903 et morte en 1977, elle n'a rien fait d'autres que de fréquenter des hommes de lettres, coucher avec et le raconter dans ses journaux. J'ai plusieurs fois essayé de les lire, il y a longtemps, sans succès, impossible d'accrocher.
Pour d'obscures raisons, je la confonds avec Alexandra David-Néel.
Une question : aurait-elle eu ce succès à se raconter si elle n'avait pas fréquenté tant de littérateurs?
Son amant le plus célèbre : Henry Miller. j'aurais peut-être du dire le plus valable.

mardi 12 février 2008

Tuvalu : l'atoll qui sombre

L'archipel de Tuvalu est le premier état voué à l'anéantissement du fait du réchauffement climatique. En plein milieu de l'océan Pacifique, à deux heures des Fidji en avion, cet état de 11 000 habitants, répartis sur neuf îles d'environ 3 mètres au dessus du niveau de la mer, Tuvalu risque de devenir inhabitable dans une cinquantaine d'année, en raison de la montée des eaux.
Le gouvernement a pris la décision de faire de cet état, d'ici sa disparition, un état modèle, ou un état-pilote si l'on veut, dans le domaine du développement durable. Le Tuvalu Maritime Training Institute va mener des projets permettant à l'état d'atteindre l'indépendance énergétique tout en utilisant des énergies nouvelles. l'idée est de faire une démonstration de toutes les énergies nouvelles.
Ce projet est soutenu par le Fonds Pacifique du ministère des Affaires Etrangères, l’Ademe et l’Ambassade de France à Fidji.
On ne peut que se féliciter de l'initiative, méritoire si l'on considère la position du gouvernement de Tuvalu.
Un lien sur le site blogtrotters.




mercredi 6 février 2008

Présidentielles américaines

Je souhaiterais dans ce billet revenir et me recentrer sur l'objectif fondamental de ce blog : améliorer mon écriture et mon style. On a pu constater une déplorable facilité à la rédaction d'inepties vaguement hystériques, et je crois venu le moment d'une sérieuse reprise en main.
Quoi de mieux, c'est-à-dire qui de plus sérieux, actuel et pontifiant qu'un petit post relatif aux élections américaines.
Il semble que nous dispisions à ce stade de trois candidats.
  • Hillary Clinton. Son principal mérite à mes yeux est d'avoir supporter le Bill, qui m'a tout l'air d'un fieffé crétin, mais naturellement, cela aurait pu probablement être pire si elle avait épousé le W. Bill est coureur de jupon, ce qui peut ajouter un charme ; et puis en politique on ne meurt pas. Hillary a des atouts : c'est une femme. Elle a de gros désavantages : c'est une femme. Elle est ambitieuse et volontaire.
  • Barack Obama : j'ai lu sur un site québecois, il y a longtemps, que Barach Obama était un futur assassinat. Elliptique, mais je ne suis pas loin de penser la même chose. On ne sait pas s'il est coureur de jupon, mais il le deviendra forcément : la fonction attire (cf en France : ça attire même des vedettes ; on attend le video de la pipe sous le bureau, tiens). Atout : il ne déplait pas aux Blancs, me dis-je, car il n'est pas un Noir américain depuis plusieurs génération. De même qu'un maghrébin qui débarque en France n'est pas un beur, et n'en possède pas les travers les plus souvent visés. Mais pour les Noirs, il a l'avantage de n'être pas blanc. Au final, Barack Obama ne serait-il pas un malentendu risqué? j'ai lu aussi qu'il n'avait l'expérience de rien. A vérifier. certes, je suis légère.
  • McCain est le favori côté républician. Il a un nom de frite.
Oui, léger, certes, mais je vais essayer de me reprendre.

On remarquera dans ce billet l'absence totale de baratinage journalistique. Oui, en effet, je ne crois pas une seule minute qu'un président soit élu sur son programme. On choisit un camp politique, et par la suite on cède au charme d'une personnalité. C'est tout. Donc peu me chaut leurs programmes.

mardi 5 février 2008

L'Elyséethèque fê des fotes d'ortografe

... et ça me choque, si, parce que bordel merde quand même quoi c'est la France.
On sait que je suis accroc aux discours de Sarko, ui, c'est mon plaisir à moi, ça dérange?
Alors on va là et on télécharger le PDF, siouplê et on lit.
C'est le discours du Prsident de la France sur Alsthom.
Que Alsthom c'est une entreprise bien et tout et que ils ne laissent pas tomber la recherche, ils zinvestissent et zinvestissent et C'EST BIEN POUR LA FRANCE.
Il fait des zaluzions subtiles à ceusses qui font pas comme ça, qui quittent la France pour eux (rhaaa les méchants... les lâches et tout qui veulent pas payer les impôts français).
Et là il dit (il le dit, mais le mec qui tape, parce que c'est pas Sarko qui tape ses discours avant ou après, hein) :
C’est tant mieux pour cette entreprise, parce que l’Etat n’a pas vocation à rester propriétaire de votre entreprise, fusse partiellement, et c’est une grave erreur que de critiquer ceux qui en France ont des moyens et les mettent au service de l’industrie et de l’entreprise.

On critique pas, moi je critique pas les gens quir estent en France : je dis les mecs, courage ou obligation, c'est beau (en plus avec le climat).
N'empêche que c'est fut-ce.
Ou on peut dire aussi : ne serait-ce que.
Le Président de la rupture : même l'orthographe ne s'y retrouve plus.

Carla Bruni et Nicolas Sarkozy se marient




Ils sont mariés !
Depuis le temps que ça nous pend au nez !
Remarquez, il fait ce qu'il veut, mais je suis agacée de l'orchestration de ce scénario médiatique. Après s'être complaisamment donné en pâture aux journaliste, ils disparaissent, et se marient incognito ! Comme quoi, la discrétion, ça peut le faire aussi, non?
j'ai trouvé un certain nombre de questions relative à sa nationalité française, aussez nauséabonde, mais bon, vu la politique présidentielle ça se comprend. Elle réside en France depuis des nnées, donc on ne voit pas pourquoi on la lui refuserait, surtout qu'elle a déjà épousé un français, mais évidemment la politique de Sarko pousse les gens à s'interroger la dessus. Cela étant, cela eput appraître comme un juste retour des choses, vu qu'elle dit ne pas spécialement tenir à la nationalité française... Bon, je n'en dis pas plus, le sujet me paraît nauséabond, comme tout ce qui entoure les actes de notre président, qui prête le flanc à une critique particulièrement hostile, hélas.
Enfin, dorénavant, ils font des galipettes légalement et maintenant il pourra éventuellement voyager avec elle.
En revanche elle plane un peu, madame Sarkozy 2. Elle semble penser qu'elle pourra faire une tournée de concerts en France...

samedi 2 février 2008

Tuer : un plaisir?

Un articile de Brigitte Brami, sur le livre de Michel Dubec, Le plaisir de tuer, vient de provoquer chez moi une réaction assez instinctive qu'écoeurée.
je renvoie au site Sisyphe, par le lien ci dessus, et j'extrais quelques morceaux choisis :
Je précise au passage (j'ai remarqué en me baladant sur des blogs que des lecteurs ne saisisaient pas toujours l'humour noir.) que je ne partage aucunement le point de vue de Michel Dubec, ue je souhaite voir convié à passer quelques jours dans une prison pour violeur psychopathes homosexuels (ou, à défaut, on pourrait le faire dévorer par des sangliers comme dans Hannibal).

Selon Michel Dubec :
« Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L’acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. » (page 213).

C'est sympa, les mecs, maintenant vous savez c'est clair : si vous nous respectez, vous ne bandez pas ; donc, pour une sexualité accomplie, il faut violer les femmes. En tout cas, ne pas les respecter.

Autre extrait :

« Il ne s’inhibait pas au dernier moment, il était capable de leur faire l’amour quasi normalement. Il y avait éjaculation à l’intérieur du vagin. Guy Georges donne le sentiment que l’acte sexuel était consommé avec complétude. » (page 213). Qu’importe la victime, et malgré les violences endurées, il est ici question de « faire l’amour quasi normalement » (sic) ! Le viol est donc revendiqué en tant qu’expérience sexuelle comme une autre. Du moment que le mâle a bien éjaculé à l’intérieur du vagin, où est le problème ? Et que demande donc encore la femme, elle a même eu droit à un préservatif !

Donc, selon la logique du psychanalyste, s'il y a éjaculation, il y a rapport abouti. C'est probablement une définition médicale, mais le mot complétude employé par l'auteur va au delà, car il évoque plutôt le sentiment que l'acte. Les rapports sont donc là envisagés du point de vue du violeur. La femme, elle, il est vrai qu'elle est morte, ce qui, hélas, ne nous permet pas d'appréhender aussi nettement son point de vue, mais aurait-elle (cherchons, mesdames, en nous-même la réponse) le même point de vue sur la "complétude" (et non sur l'achèvement de l'acte).
Bon, allez, on va dire que si on utilise le mot complétude, c'est parce que l'acte est "complet", et qu'il faut avoir l'esprit bien mal tourné, ou ne rien comprendre à la psychanalyse pour s'en offusquer.

« Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré, mais évite de les soumettre à des conditions trop crapuleuses ou de les terrifier, au point qu’elles ne devinent pas qu’elles vont mourir. Deux d’entre elles ont demandé à Guy Georges d’enfiler un préservatif et il a accédé à leur requête, comme si de rien n’était ! » (page 213)

« Après, quand il tue, tout bascule. On le rejette, incapable de saisir, ressentir, appréhender pourquoi il le fait (...) Et l’on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui(...) » (page 213).

Le viol, oui, le meurtre, non. Un peu de morale, tout de même.

Bon. Le livre est sorti il y a un an. Je tombe sur cet article aujourd'hui. Je vais écrire à tous les blogueurs que je lis pour leur suggérer de faire quelque chose. ça marchera, ou pas, je ne sais pas : on verra.
Sinon, à la fin de l'article de Brigitte Brami, il y a deux modèles de lettres pour les Editions du Seuil et pour la Garde des Sceaux.


lundi 28 janvier 2008

Sarko avoue : le plus dur c'est de réfléchir

Oui, bon, c'est certes léger, mais tellement agréable. Et facile, tout ça que je vais pas me gêner.

J'adore lire les discours de Sarko. En plus, au moins, je peux relativiser par rapport aux journalistes et bloggueurs, on (moi) est toujours trop crédule.
On trouve les discours de Sarko dans l'Elyséethèque. L'Elyséethèque. Il faut que je fouille, si ça tombe il y avait une Elyséethèque des discours de Chirac.

L'Elyséethèque, si ça vous tente, c'est .
Là, il s'agit du discours sur la libération de la croissance. La croissance en fait c'est Pandore, elle était dans une boîte et ils l'ont ouverte, dis donc (on sait pas trop qui, Attali? Sarko? Fillon?). Elle est sortite. Et késséfait la croissance? On sait pas encore là : elle se tâte. Je sorte? je sorte pas. Elle est inquiète la croissance, d'avoir été enfermée comme ça la pôvtite ça lui fait tout drôle d'être dehors.

Bon, j'arrête, je dis des conneries, c'est mal.
Vous voyez que j'ai du mal à écrire mon blog, je voulais écrire des trucs sérieux et tout mais bon ça m'entraîne.
Bon, alors donc la croissance sort...
Non, c'est pas ça. La croissance, elle fait comme elle veut, d'abord on lui fait peur à parler d'elle et à la regarder, laisser lui de l'air.
Non, c'est Sarko, le mec qui lui fait le discours, il lui fait dire, je cite :
Au fond, vous avez fait le plus difficile, réfléchir. Vous nous laissez le plus facile, agir. Dans le fond, dans le travail de la Commission, vous avez choisi le Président qu'il vous fallait. Je ne vois pas qui aurait pu commander un tel menu.
Alors, le coup du menu je pige pas, mais à part ça, Sarko avoue : réfléchir c'est dur, agir c'est fastoche mais ce que je pige pas c'est la troisième phrase. Est-ce qu'il veut dire que lui il trouve dur de réfléchir et qu'il est meilleur dans l'action, enfin ce qu'il appelle l'action?
Ou est-ce qu'il veut dire que dans son travail, la commission c'est choisi le Président qu'il fallait, c'est à dire Attali? C'est mal dit ou c'est moi?

A part ça, comme tous les discours de Sarkozy, c'est d'une surprenante (enfin, maintenant on n'est plus surpris) pauvreté de vocabulaire, parfois c'est trivial : "J'adore!" Bon, moi je l'écris mais je ne représente pas la France. "On va faire ci, on va faire ça". Des petits saupoudrages démago : "La politique de la France depuis 30ans précarise les plus apuvres". C'est moi qui écrit précarise. Il dit pas des mots comme ça, Sarko.
Il évoque les grands projets architecturaux qui ne se passent pas en France, et il cite Abu Dhabi. Ah ouais. Abu Dhabi grand projet architectural. Les émirats, architecturalement parlant, c'était, il est vrai, frappant, mais on n'est pas obligé de copier? chacun son staïle? On va construire comme dans les émirats enFrance? ça me rassure vachement sur la France. On construit les gratte-ciels seulement ou les rues toutes pourrites d'à côté aussi? Il précise pas, Sarko.
Mais bon, attention, respect : Sarko copain du monde arabe, hein. Il l'a dit dans un autre discours.
Plus tard, il semble remettre en cause la loi littorale, et il prend comme exemple le musée du Louvre d'Abu Dhabi (allez, remettez vous, pourquoi il n'y aurait pas un Louvre à Abu Dhabi? Il y a bien Maisons Laffite en Chine) auquel on accède par terre et par mer. S'il y avait eu une loi littorale à Abu Dhabi, ils auraient pas pu. (Faire une entrée du Louvre par mer).
Bon, en même temps, je connais un peu le littoral des Emirats, et, malgré les petits poissons qui ont du siuffrir, je dirais, sans vouloir être négative qu'il y a peut-être plus de, euh, beauté littorale à préserver dans la zone intertropicale, que, euh, sous les tropiques. Oui, j'ai dit "beauté littorale". Non, chiffrer je sais pas et puis OK je remballe ma beauté littorale. OK. On élargit la Seine et on fait un accès direct du Havre jusqu'au Louvre?
là, je fais preuve de mauvaise foi, comme du reste l'évoque Sarko. Il dit que la bonne foi est la chose la moins partagée du monde. Il a raison. Je remballe ma mauvaise foi. Bretons, accrochez vous à vos rochers !
Il souhaite ausi l'existence de zones où l'on puisse se dire que les règles ne sont pas tout à fait les mêmes. Des zones franches avec des lois plus cool, comme en Chine? Ou des zones de non-droits? Non, je le dirais pas, comment je bascule dans la mauvaise foi !!!! Il ferait pas ça, quand même.
Puis, il parle des syndicats. Les synadicaqts, c'est extra bien, mais il faut qu'ils soient représentaifs. Représentatifs de quoi? Il dit pas. Juste représentatifs. Il dit aussi : "Je suis pour le dialogue. Mais un dialogue où l’on comprend ce dont on discute et où l'on fixe une limite." Quelle limite on sait pas, ni qui la fixe : mais une limite, quoi.
Bon, après, Sarko, il est pour l'emploi des vieux. D'abord, les vieux ne sont pas vieux. 50 ans c'est pas vieux. Il faut travailler à 50 ans, et que oui, et la retraite elle doit reculer encore, puisqu'on n'est pas vieux : il le dit pas mais on le sent. Ah !!!! Enfin un président dynamqiue qui veut que les gens ne se sentent pas inutile. ça me rappele quand j'étais petite, je lisais la mère de Pearl Buck, et la mère, elle était contente que sa belle-mère aveugle se sente utile. Sarko veut que les seniors se sentent utiles. Changeons les mentalités. Gardez vos vieux, ils peuvent encore servir. Plus de préretraites, alors.
Après il critique les hard discounteurs, et semble évoquer le petit commerce avec nostalgie. Poujadiste un brin?
Il faut réformer, on va tout réformer, parce qu'on a du mal à trouver des taxis dans Paris, et que les personnes agées aiment parler avec le pharmaicien (mais il y a eu une histoire de facteurs sympa qui faisait les courses des gens, et lui, ça c'estmal passé ; il falait qu'il soit pharmacien). Pour comprendre, allez sur L'Elyséethèque, il explique tout.
bref, tout va mal, mais il est là. Il va "considérer l'étendue des problèmes" et il promet que "la main ne tremblera pas". Voilà, et en février il lance un autre séminaire gouvernemental. Pfff. L'homme d'action.

L'ambition des gouvernants et la lâcheté des gouvernés

C'est dans le Banquet que Platon, à propos de l'amour, évoque la tyrannie des gouvernants et de la lacheté des gouvernés.

D'autre part, voilà ce qu'écrit Tacite. Auguste (qui a trifouillé les institutions républicaines et établi un pouvoir personnel fort, d'aucuns diraient si c'était pas Auguste, une dictature) est mort. On ne sait pas très bien ce qui passe par la tête de Tibère, Tacite le soupçonne de craindre les partisans de Germanicus, mais s'il était tout simplement choqué par la façon dont son beau-père en a usé avec les institutions? S'il était honnête?

Cependant, à Rome, tout se précipite dans la servitude, consuls, sénateurs, chevaliers, plus faux et plus empressés à proportion de la splendeur des rangs. On se compose le visage pour ne paraître ni joyeux à la mort du prince, ni triste à l'avènement d'un autre, et chacun s'étudie à mêler les pleurs, l'allégresse, les plaintes, l'adulation. Les consuls Sext. Pompeius et Sext. Apuleius jurèrent les premiers obéissance à Tibère César ; et entre leurs mains firent serment Seius Strabo et C. Turranius, préfets, celui-ci des vivres et l'autre du prétoire, puis le sénat, les soldats et le peuple. Car Tibère laissait aux consuls l'initiative de tous les actes, à l'imitation de l'ancienne République, et comme s'il n'était pas sûr que l'empire fût à lui. L'édit même par lequel il appela les sénateurs au conseil, il ne le rendit qu'en vertu de la puissance tribunitienne qu'il avait reçue sous Auguste.

J'aime beaucoup ce texte. Il me sert à me souvenir que la lâcheté politique est très ancienne.

Jérôme Kerviel

Le trader Jérôme Kerviel est peut-être innocent, ou fautif. Mais je vois bien l'erruer de la banque masquée par un bouc émissaire. On essaie de nous faire croire que tout est rationnel dans la gestion des entreprises occidentales. le meilleur, à la place la plus appropriée ! Aaaaah ! Quel mensonge ! Moi j'ai eu des sproblèmes avec des erreurs de banques, erreurs de petits calibres, des annulations de cartesbleues pas apssées, etc, et tout m'a toujours été mis sur le dos. Je ne m'étais pas bien expliquée. Je n'ai pas été claire.
On n'a pas le choix. les banques nous prennent au piège. j'ai réduit au minimum ma vie bancaire. mais tout de même. ces sont des marchandes d'argents, et soumis à l'erreur, comme nous. Dans cette hisoire de Société Génarale, ils ont, au moins, été imprudents.

vendredi 25 janvier 2008

Un étudiant lyonnais

Le trader qui a mis dedans la Société générale a fait ses études dans une fac à Lyon. C'est chouette, je croyais que les étudiants en fac n'avaient pas d'avenir.
Son CV est là.

mercredi 23 janvier 2008

Le discours de Nicolas Sarkozy à Riad

J'ai relu ce discours hier et aujourd'hui parce qu'il me gêne et que je n'arrive pas à parvenir à une conclusion précise.
Pire que ça, même si les conséquences sont faibles, je viens de faire un commentaire quelque part à propos de la laïcité et je me rends compte que j'ai commenté avec légèreté.
Il est si facile de critiquer Nicolas Sarkozy que l'on en vient à ne pas être précis, ou exact, ou rigoureux.
Il faut que je relise aussi le discours devant le pape.
La relecture de ce discours, avec mauvais esprit, m'oblige à me rendre compte que je ne le trouve pas si mal que ça, avec des nuances.
Le texte en lui-même (c'est-à-dire hors contexte).
Il commence par affirmer la grandeur et le caractère sacré de l'Arabie Saoudite, d'un point de vue religieux. Il faut se réjouir qu'un chef d'état occidental prononce tout haut des paroles respectueuses et pleines de louanges pour les msulmans. Personnellement, vu le contexte international, établir un distingo entre le foi et ce qu'il appelle dans son discours "l'utilisation sectariste de la religion à des fins non religieuses", je trouve que c'est une excellente chose. Cela revient à dire : Tous les musulmans ne sont pas des terroristes, et c'est bien.
Il passe ensuite à la laïcité et il affirme qu'il est le Président de tous les Français, toutes fois ou non-fois confondues. Bon. Là non plus, je ne peux pas être contre, il vaut mieux le rappeler, vu ce qu'il a dit avant.
Il rappelle ensuite qu'il est aussi le garant d'une culture, en l'occurence chrétienne (voire catholique). Là.... Je ne vois pas l'intérêt. Puis il évoque les valeurs transmises par les religions, toutes les religions, OK, on ne peut être contre, mais on ne peut pas non plus s'illusionner sur le potentiel politique desdites religions, sur leur mainmise sur la société. Tout le sujet pourrait être évité, il est trop brûlant, trop lourd, on ne voit pas pourquoi il faut en parler à Riyad, ou alors si : vous musulmans, nous chrétiens? C'est un peu ce qui transparaît, mais ça devrait être : vous musulmans, nous: au dessus des religions.
Ensuite, il parle de sa politique de civilisation (un truc vide, on met ce que l'on veut dedans) et là il se branche sur la diversité. Oui, pourquoi pas, ça ne veut pas dire grand chose, la diversité c'est une tarte à la crème. telle qu'il l'évoque, c'est un doublon de la déclaration des Droits de l'Homme, mais pourquoi pas.
Il développe le concept de politique de civilisation et ça devient de plus en plus vide :

C’est une politique qui reconnaît tous les hommes et tous les peuples égaux en droits, égaux en devoirs, égaux en dignité, c’est une politique qui place la vie au-dessus de tout (faut-il en tirer des conclusions sur l'avoortement??). C’est une politique des intérêts vitaux de l’humanité (flou, non?). C’est une politique de responsabilité vis-à-vis des générations futures (tendance bio ou New Age?),
C’est une politique qui veut lutter contre les dérives de la modernité, qui veut lutter contre les excès de la technique, de l’économie, de la finance, qui veut lutter contre la pollution, contre la dégradation de l’environnement. C’est une politique du développement durable. (Un peu de tout, tendance José Bové à la limite. Quand on est général comme ça, il n'y a pas de signification réelle, c'est du baratin)
Mais une politique de civilisation, c’est d’abord une politique de justice. Car le sentiment d’injustice nourrit la haine. (Idem)
Justice pour le peuple palestinien, autre tarte à la crème, on ne va pas dire le contraire?
La justice, nous la devons à tous les peuples opprimés, à tous les exploités, à tous ceux qui souffrent de ne pas voir reconnue leur dignité d’être humain. La justice, nous la devons à toutes les femmes, à tous les enfants martyrisés dans le monde, si nous voulons pouvoir vivre en paix sur cette Terre, si nous voulons pouvoir arracher du cœur des hommes le ressentiment et la vengeance.
Et si on remettait le Tibet sur les cartes des livres de classe? hein? Enfin bref, là le discours par dans le baratin politique de base, sans surprise.
Après le Liban et le Darfour, on en vient au partenariat Euro-méditerranée, là c'est nouveau, un "dialogue" entre partenaire. On ne va pas dire non non plus, le dialogue existe depuis l'antiquité, non? Qu'on le veuille ou non, copines ou pas, les deux rives vivent ensemble. Mais bon, c'est moderne, créons des commissions et des sous-commissions.
On passe à la lutte contre l'intégrisme, et on salue les dirigeants arabes qui luttent, nos copains.
OK.
Donc, la France et le monde arabe, et en particulier l'Arabie Saoudite, sont faits pour s'entendre.

Bon, au final : du baratin politico-diplomatique pas si terrible, mou généralement, avec le rappel des racines chrétiennes de la France.
Bon, les gauchistes crient, même moi j'ai crié, mais ne faut-il pas attendre pour paniquer sur la laïcité?
Oui, si on attend il sera peut-être trop tard, mais soyons logique, je ne peux même pas imaginer que Sarko envisage sérieusement de toucher à ça.
Soit il veut se positionner catho dans un monde musulman, pas si bête d'un côté puisque les msulmans ont plus de respect pour la foi que pour l'athéisme, mais risqué parce qu'internationalement, la France n'est pas un pays religieux. Pour moi, le type même de la fausse bonne idée.
Soit, ou en plus, il veut titiller les gens de gauche et les faire s'agiter, pendant qu'ils s'excitent sur un danger imaginaire ils ne font rien de plus gênant. Mais la gauche est dans un tel désarroi actuellement qu'elle n'avait rien de si effrayant.
Ou alors il veut vraiment tout casser - je ne peux pas y croire.

Au final, ce que je trouve le plus remarquable dans ce texte c'est l'approche de l'islam. Il me semble que c'est une attitude intelligente : cesser de diaboliser ou d'ignorer l'islam, au moins en paroles : je suis peut-être en train de dire une connerie, il faut attendre. Les journalistes feraient bien de s'imposer la même rigeur dans leurs discours sur l'islam, séparer les croyants des fanatiques.

Malheureusement, on peut se demander, comme pour tout discours politique, si c'est sincère. Il est vrai que depuis Miterrand, on ne peut plus croire un homme politique sincère.
Mais Nicolas Sarkozy moins qu'un autre.

Bref, voilà, ce discours je ne le trouve plus si terrible.
Je ne le trouve pas extraordinaire non plus.
Le baratin habituel.

L'histoire de l'avocat malien

Maître Eolas évoque le cas d'un avocat malien à qui on réclamait des papiers, etc, allez sur son site il raconte ça merveilleusement.
Bon, ça c'est arrangé.
Comme la vieille dame turque.
Toutes ces histoires, qui devraient me révolter, je devrais comme tout le monde dire des trucs très intelligents et mordants sur la France, les Droits de l'Homme, patin, couffin, etc.
Rien à dire, sauf que ça me rend triste, platement.

Essayer d'expliquer.
D'abord, je suis étrangère, moi aussi, mais dans l'autre sens. Oui, les Français sont des étrangers aussi quand ils ne sont pas en France. Je sais ce que c'est que d'être sans papiers, pour des raisons idiotes, politiques.
Etre sans papiers, et se dire : de toute façon je m'en fous, je suis Française, mon poste c'est ça (un truc genre bien), ils me me vireront pas. Une tranquillité d'esprit amère.
Quelqu'un au ministère de l'intérieur là-bas veut faire pression sur le propriétaire de la société, proche du pouvoir, et bloque le dossier d'agrément.
Quand on va à la Police le préposé aux étrangers dit : On a besoin du formulaire A 626 pour la régularisation mais pourquoi ne l'amenez-vous pas?
Parce que le Ministère concerné ne signe pas le formulaire A626.
Alors, dit le préposé à la Police, vous ne pouvez pas rester. Il faut rentrer chez vous.
Chez nous.... Aaaahhh. Mais si chez nous c'est ailleurs? Si chez nous c'est pas là, ou là, mais partout.
Le préposé, aucun préposé n'a de case pour ce cas là.
Et notre travail il n'est pas dans le supposé "chez nous", mais dans le réel "chez les autres" et c'est comme ça. On avait tort. On aurait du rester (chez nous).
Enfait on n'est pas parti, on est resté (chez les autres), sans papiers, un peu méprisants parce que le pays là-bas n'était pas une démocratie, et que ça nous faisait marrer, tout en nous gênant, ces pays avec des décisons arbitraires juste pour faire ch.. le monde : on travaille, un emploi, un salaire, tout le monde est d'accord là-dessus, il manque juste une signature sur un papier.
Là-bas, dans le pays non démocratique, quand ils te disent : "ah ! c'est la loi !" ils sont goguenards : ils savent que la loi est un jeu, que ses règles sont changeantes, juste pour dérouter le joueur qui suit les règles, et ils ne te donnant pas de cours de morale comme en France.
En France, la loi, c'est La Loi.
La figure du père. Un respect immodéré pour elle nous ferait croire qu'elle est parfaite.
En France, ou ailleurs, c'est une règle du jeu, qui ne sert qu'à être contournée.

Plus tard, dans la même pays, la loi changea. Il s'agit de ces pays où la loi change, comme ça, pouf, tu reviens six mois après et il y a une nouvelle loi, le Président l'a dit. Le pire, c'est que du point de vue de l'observateur/l'usager/le citoyen (on ne sait plus ce qu'on est), les amendements à répétitions des Assemblées ou le bon vouloir du Potentat local, ça se ressemble.
Donc six mois après un autre policier nous sort un papier et nous dit voilà, changement, il faut payer une taxe.
Une réponse à ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée (chez nous)?
Le policier fait la moue, serre les lèvres, hausse une épaule, murmure avec pudeur : C'est la loi...

Tu ne vois pas que les démocraties se mettent à avoir des faux airs de dictatures.
Tu vois pas que les lois ont l'air d'être manipulées partout par les pouvoirs en place.
Mais non, c'est pas ça, c'est que je ne suis pas légiste, sinon je percevrais toute l'étendue immense de la différence entre les règles de notre jeu et les règles du jeu des pauvres qui n'ont pas de démocratie.

Maintenant on est encore dans un autre pays. Là, mes papiers français fonctionnent. Chic.

Un autre souvenir de papiers : je quitte un pays, je passe deux mois de vacances en France et après je vais dans un autre pays.
En France, je vais à la Mairie pour faire mon passeport.
Je suis française, quoi.
Mais non. Peux pas.
Faut prouver que j'habite vraiment en France, dans la ville en question.
Je dis à l'employée : Mais je ne peux pas prouver que j'habite en France, je n'y habite pas ! Et d'ailleurs, avec quoi je prouve?
Réponse : avec un chéquier à votre adresse en France et un abonnement de journal (puisque je n'ai pas d'EDF ou de téléphone).
Moi : Mais un abonnement de journal a une valeur légale?
L'employée : Nous l'acceptons.
(S'ils l'acceptent, c'est légal?).
Donc : pas d'EDF, pas de passeport, sauf si on a un abonnement à un journal et un chéquier.
ça, c'est de la loi qu'elle est belle.
Notez que je ne critique pas, je vois bien qu'il faut faire son passeport dans son lieu de résidence, ça me paraît cohérent, prouver la résidence par EDF c'est classique, mais bon mon cas est différent, je suis chez mes parents, je ne réside pas là, mais tout de même.
On devrait, entre gens de bonne compagnie, pouvoir s'arranger (ce n'est tout de même pas si illégal que ça, on ne peut pas rentrer dans toutes les cases).
Rien n'y fait.
Jusqu'à ce que je me mette à pleurer devant le guichet.
Donc : si vous n'avez pas de factures EDF pour prouver votre résidence, il vous faut un chéquier et un abonnement à un journal, OU BIEN vous pouvez aussi pleurer. Les larmes sont un document acceptable devant une administration.
Mais attention, pas n'importe quelles larmes : des larmes françaises, bien entendu.

Et donc, ce qui me rend triste, arriverai-je à le formuler?
Ces lois, ces belles lois, censées limiter l'arbitraire .... Eh, non. Censées limiter l'arbitraire. Oui, finalement. Elles le limitent. Mais l'arbitraire arrive toujours à passer. Parfois les larmes ne l'arrêtent pas. Et nous sommes impuissants.

vendredi 18 janvier 2008

L'amour est sans valeur

Une femme de 89 ans, turque, et qui vit depuis 8 ans chez son fils en Lorraine est menacée d'explusion.
Selon le journaliste, elle n'a rien fait et souhaite seulement terminer ses jours auprès de son fils qui vit en France.
Voilà ; une vieille femme ne peut même pas terminer sa vie auprès de son fils, c'est-à-dire qu'on lui en refuse le droit légal. Il faudrait qu'elle ait une raison de le faire. L'amour maternel et l'amour filial n'ont pas de valeur juridique.

mercredi 16 janvier 2008

De pire en pire - Sarko au pays de l'Or noir

Ah, mais pourquoi ai-je lu les actu ce matin?
Hier je l'ai pas fait, c'était mieux.
Allez, maintenant j'ai envie de pleurer.

Bon, alors, après avoir reçu Khadafi, Sarko va en Arabie Saoudite.
Il a fait un discours lundi, oui, je retarde.
Il parle de religion, mais qu'est-ce qu'il lui prend avec la religion?
Bon, enfin, mettons.
Et au milieu du discours, voilà qu'il affirme que l'Arabie Saoudite a une politique de civilisation.
Comme la France.

Divergences.

Le gouvernement semble dans le flou à propos du plan banlieue.
Il en faut un, dit-on.
Il faut repenser la politique de la ville.
D'accord.
Alors? On fait quoi?
Il faut faire quelque chose, mais on ne fait rien.
Et ça dure depuis cinq mois.
Et on va nous pondre une merde.
Typique de l'administration : on sent bien qu'il faut faire quelque chose, alors on fait un truc, généralement contraignant et pipeau.
Comme ça, après, on peut le mettre en avant. "Nous avons proposé un plan pour les banlieues en 2008 !"
On propose, donc on agit.
ça ne sert à rien?
Ah, prouvez-le !
Et puis après, on sort des chiffres, auxquels on fait dire ce qu'on veut, juste pour clore le bec de l'adversaire.
Sarko a raison sur un point : la France a besoin d'un idéal, je ne sais pas si sa "politique de civilisation" est la solution, elle fait plutôt froid dans le dos, mais il nous faudrait croire en quelque chose, hélas !
Notre monde hédoniste, peureux et pisse-petit nous rend dingue.

Les Français sont mécontents, et alors?

ça y est : la côte de popularité de Sarko baisse ; on va bientôt en tirer des conclusions.
ça m'énerve, c'est comme ça à chaque gouvernement, on nous parle de la côte de popularité, généralement elle baisse après des élections, après il se passe un truc et elle remonte, et puis elle rebaisse.
Je n'arrive pas à comprendre qu'on en tire des conclusions.

mardi 15 janvier 2008

Fillon vs Sarko?

Une très intéressante dépêche de Reuters.

Sarko drague chez Mickey.
Fillon reçoit au Palais de Chaillot.

"Vous nous scrutez à la loupe et certains d'entre vous ne nous ménagent pas. En la matière, je veux vous dire que les satisfecits sont aussi utiles que les critiques, bien qu'à titre personnel, je préfère les premiers aux seconds", a plaisanté François Fillon.
Peut-on se permettre de conclure que si, à titre perso, il préfère les satisfecit, à d'autres titres, il apprécie les critiques adressées à son président?

François Fillon a posé les questions et les réponses, ayant prévu qu'aucun journaliste n'avait préparé de questions.
Je suppose que les interventions sont toujours préparées, et que les journalistes ne posent que des questions prévues? Ou bien, pour les voeux de bonne année, on ne pose traditionnellement pas de questions?
Ou bien les journalistes, courant derrière le président, ne songent plus à interroger le reste du gouvernement?
A quoi jouent-ils?
Font-ils semblant de croire que le reste du gouvernement ne travaille pas?
Ont-ils décidé d'accréditer l'idée que seul Sarko travaille, puisqu'on entend dire partout qu'il règne et ne laisse pas d'espace aux autres?
Alors si c'est ça, si c'est vraiment ça, comment l'acceptons-nous?
Il est lamentable de constater qu'à l'hyperactivité discutable du chef du gourvernement correspond notre fascination hébétée pour lui, qui nous distrait des vrais problèmes, comme l'agité le sait.
On a le président que l'on mérite, après tout.
Parce que finalement, Fillon a donc posé les questions qu'il voulait, pour y apporter les réponses qu'il voulait.
Super.

Le président de Facebook : mythomane ou manipulateur

Une vidéo qu'il n'est pas besoin de commenter.
J'espère que la carrière politique de ce rigolo va s'arrêter net. Il est grave.

dimanche 13 janvier 2008

Cherche, mon chien, cherche...

Qu'est-ce qui fait courir les journalistes? Le Népal? La Birmanie? Les droits de l'Homme en Chine?
Mais non, voyons.
Sarko leur a lancé un os : "Quand vous apprendrez (mon mariage), il y a de fortes chances pour que ce soit déjà fait."
Et depuis ils courent tous après l'os.
XVIème? Levallois?
Scoop : ils vont faire ça à Las Vegas.
Libération s'angoisse : faut-il en parler ou faut-il pas? Le truc, c'est d'en parler pour dire qu'on s'interroge.
Ensuite, il y a un os dans l'os. Qui dit mariage rapide, dit... Les journalistes vérifient bien leurs sources ! Je ne mettrais pas de liens. (Personne ne me lit, mais c'est le principe).

Selon le quotidien Financial Times (à la fin de l'article), Sarko la jour perso. ça me rappelle mes élèves. Ceux qui jouent perso, c'est parce qu'ils font leur beau, ou leur star.

Après, il y a cette image, sur le Figaro, trop fort :
Le titre : Carla c'est du sérieux" (c'est pas juste crac-crac) et QUE VOIT-ON A L'ARRIERE-PLAN?
Des trucs du haut desquels quarante siècle nous contemplent.
Tout en finesse.
En plus la photo est mal faite, donc ça fait maladroit.


ça me rappelle l'époque où le roi de France était marié à une autrichienne (ou une espagnole, ou une italienne).

Le premier qui dit que je fais tout pareil que les journalistes français a gagné. Il a raison. Je veux bien être journaliste française.

Bon, allez, on arrête sur les rumeurs, soyons sérieux, comme les blogueurs qui donnent des leçons aux journalistes.
On s'en fout de la vie de Sarko. Il fait l'amour, il se marie, il fait des gosses, nom de Dieu, il fait ce qu'il veut !!!
Ce qui nous intéresse, c'est la façon dont il dirige le pays, pas ses ébats ou sa potentielle paternité!
J'ai tellement envie de dire des conneries à ce sujet, mais je me retiens, pff, pour ne pas alimenter ce buzz lamentable.
Je vais trouver un autre sujet d'ânerie.
Elle fait quoi, là, avec son nouveau copain, Laure?

Idéalistes gauchistes

Là aussi, il faut que j'ouvre une rubrique que j'enrichirai peu à peu sinon je vais y passer, et pour rien, mon dimanche.
L'un des trucs qui m'éclate plus plus dans la mentalité européenne, c'est la propension à idéaliser ce qui, lointain, exotique et différent, est plus difficile à analyser que l'ennuyeux, classique et paternaliste monde européen dans lequel ils vivent (nous aussi, enfin moi et c'est super bien l'Europe : on peut cracher dans la soupe ; hors d'Europe, on te retire la gamelle si tu le fais).
Là, je suis tombée sur un article d'actu.
Je me demande encore pourquoi je débarque chez l'excellent Argentine au jour le jour (qui, lui ne vit pas en Europe) à propos des Farc, lequel Patrick renvoie illico à Patxi, qui évoque le lien douteux entre les Farcs et Chavez. Oui, car Chavez, en fait, n'est pas si gentil que cela.
Hors d'Europe et du monde occidental (vous noterez le flou), c'est pas compliqué, il n'y a, à peu de choses près, que des dictatures ; bon, j'ai bien un ami qui me dit monts et merveilles à propos du Costa Rica : il faudrait que je me renseigne, loin de moi l'idée de jeter la pierre à un paradis potentiel, mais je doute : bon, on verra pour le Costa Rica.
Il y a des nuances dans la dictature, me direz-vous ; ou pas ! car vous croyez peut-être qu'il faut condamner tout uniment? Point du tout. La dictature, c'est mal : mais il y en a des mieux. Des qui tuent moins (ah ! quand on vit dedans, c'est important !). Des qui scolarisent plus de gens (sur le long terme, c'est mieux aussi).
Je ne vous ferais pas le classement, et j'ai honte, car je pourrais, avec tout ce qu'on trouve sur internet. Tiens, je pourrais m'y mettre.
Bref, revenons à nos moutons.
Chavez est un dictateur ; ce n'est pas parce qu'il lui arrive de dire des vérités et qu'il est anti-américain qu'il n'en est pas un. Hitler aussi devait bien dire : "tiens, il y a du soleil aujourd'hui" ou "l'eau ça mouille". Enoncer une vérité n'est pas un gage de démocratie.
Mais en France (ailleurs en Europe c'est pareil) certains l'ignorent.
Attention, avant de lire ce qui va suivre.
J'adore les gauchistes. Surtout de sexe masculin (avec une barbe, sans barbe, je trouve le crâne rasé sympa aussi, quoique curieux pour un gauchiste). Oui, hélas, la gauchiste féminine vire facile virago. J'aime pas les virago. Donc, je préfère le gauchiste masculin. Jeune aussi : passé un certain âge, ça devient fatigant. Je préfère aussi le gauchiste pas au pouvoir : oui, car au gauchiste au pouvoir il pousse une moustache, une certaine raideur, un uniforme (gris) et il retouche les photos de sa jeunesse avec ses potes qu'il envoie creuser des canaux pour raccorder la Baltique à la mer Blanche.
Je préfère le gauchiste poli, mais j'ai tort, c'est uniquement parce que je suyis une petite bourgeoise : l'usage de gros mots, rehaussant la fadeur de la pensée, tend à donner une passion sympa au gauchiste jeune, avec ou sans barbe.
Donc, non mais si c'est vrai, je me moque mais c'est vrai, j'adore les gauchistes.
C'est-à-dire qu'un gauchiste n'est pas un jeune du FN, ce qui est déjà un super bon point.
Quoique j'ai connu des jeunes du FN qui avaient les même idées que les gauchistes (on sait plus où on vit, hein?) mais ils détestaient les gauchistes au pouvoir (comme moi) alors que visiblement les fascistes au pouvoir ça les gênaient pas (pas comme moi) mais là je m'égare, je m'égare, mais tu vas y arriver, à te structurer la pensée, nom de dl'à?
Donc, Chavez, Farc, gauchistes.
Ah oui.
CSP (un gauchiste, jeune je suppose, enfin j'espère) adore Chavez et il se réjouit, et de leur libération et de la déconvenue qu'il suppose être celle des détracteurs de Chavez, dans un vocabulaire fleuri et plein de passion. je cite, ouvrez les guillements. Ben oui, puisque bon, c'est que mon Hugo d'amour, il la fini par en libérer, des otages, et pas grâce à ce porc fascisant de Uribe, là.
Ça va ? Pas trop mal au cul, tout ceux qui couinaient au "dictateur", à la "grande gueule", au "démagogue" ? C'est bon, comme ça ? Vous la sentez qui vous chatouille les amygdales, la grosse trique bolivarienne, pas vrai ? Meuh oui, chéboncha, hein, on en redemanderait presque, allez, coquins comme je vous sais, au fond.
Donc là les gros mots pour choquer, mais après il arrête et, dans un style plus classique : En conclusion : Hugo est beau et gentil, et en plus, les otages, il te les libère sans avoir à vendre de centrales nucléaires.
L'est trop fort.

Pas mal, hein? ça, c'est de l'analyse politique.

Patxi renvoyait à un autre, j'y ai été aussi, c'est un ami de CSP. Vive le feu.
Je voudrais juste savoir où sont planqués, ce soir, les sinistres bouffons péteux qui la semaine dernière ont annoncé, avec beaucoup de leur coutumière et cauteleuse componction, on-vous-l'avait-bien-dit-qu'il-fallait-se-méfier-de-ce-menteur-communiste, que l'échec de la libération de ces deux otages des FARC était, dans le meilleur des cas, un gravissime revers pour le président Hugo Chavez?

Alors, chez l'un, on a une métaphore hardie (ah ! d'ailleurs il paraît que la fellation et le cunnilingus donnent le cancer, c'est ) + des images (porc fascisant et couiner, les deux en rapport, d'ailleurs, les porcs fascisants couinent, c'est cohérent - les ânes braient, les chiens aboient, les caravanes passent). Phrases courtes, hachées, style dynamique.
L'autre : phrase unique, tout est dans le vocabulaire : sinistres bouffons, cauteleuse (pas mal, cauteleux), gravissime revers.
Je préfère CSP. Mais j'aime bien : "beaucoup de leur coutumière et cauteleuse componction". Chouettes allitérations.

Enfin. Ce qu'il faut se dire, c'est que le fond est bon.

Tout ça pour dire que Hugo Chavez est aussi bon manipulateur qu'Ahmadinjad. (là, c'est mon avis).

Au passage, il y a 160 ans, la répression de la Révolution de 1848 faisait 1500 morts et 15000 déportés en Algérie (selon Wikipédia, mais j'ai rien d'autre sous la main).
Conclusion : la démocratie, c'est pas facile. Nous autre les occidentaux, qui sommes teeellement forts et intelligents, il y a 160 ans, on n'était même pas des démocraties.
Oh, et puis d'ailleurs, chacun sa merde.
Moi, là, faut que j'aille nettoyer la cuisine.

vendredi 11 janvier 2008

Ordinateur écolo



Un ordinateur portable dont la coque est en plastique de maïs ! lis-je hier dans Yahoo Actu, catégorie insolite.
Eh oui. Dingue. c'est Fujitsu qui commercialise l'engin, seulement au Japon, et en voici une photo.
Au salon de Las Vegas, qui se tient depuis lundi, certtains fabriquants de matériels hi-tech ont présenté des produits verts : Fujitsu, principalement. Notons que permettre le recyclage du matériel informatique ou numérique usagés, si c'est possible, serait déjà la bienvenue. cela ne se fait pas chez moi, et je n'ai trouvé aucun moyen de me débarrasser écologique d'une télé et d'un ordinateur hors d'usage.
Quoiqu'il en soit, j'ai effectué une petite recherche et trouvé quelques infos surprenantes, et rares, donc le sujet ne doit guère être à la mode.
Henri Ford avait travaillé sur un projet de plastique à base de soja.
Une société de fabrication de produits électronique a déposé des brevets de plastiques végétaux.
Il existe des sociétés qui travaillent sur la fabrication de plastiques végétaux plus écologiques.

Il ne faut rien exagéré, il ne s'agit que balbutiements ; mais l'initiative est intéressante.


papa blogueurs : Blogexégèse ou blogologue? Bloglogue?

Photo : Un papa bloggeur et son fiston (préfèrent rester anonyme).


Je cherche un nom plus approprié, ça viendra peut-être, pour ce thème que j'adore. Le discours sur la blogosphère, par la blogosphère.

Le dernier en date vient de chez Macsym (avec un super jeu de mot), il est construit sur le mode acide (il a le mode analytique, le mode sympa, tout ça) mais là on sent une acidité. Pas agressivité, sinon il serait censuré, je crois, ou incendié par Embruns, ce qui fout les jetons (il est méchant il dit des gros mots des fois). L'idée c'est de parler de Suiveur/suivi, Maîtres/disciple. Orientation : je révèle Les Secrets Mystérieux De La Blogosphère.
Macsym nous révèle que la blogosphère regorge de maîtres et de disciples (soit : y a des qui copient). Présenté ainsi, le commentaire va bon train : c'est vrai ! Non c'est pas vrai ! Siiii!
La méthode est très appréciable : d'abord, on rehausse le Maître, même s'il se défend vertueusement : Point du tout, l'excellent travail de mon soi-disant disciple n'a rien à voir avec le mien, ce qu'on fait c'est pas pareil, mais comment donc. La protestation peut être molle, peu importe, le Maître est flatté. Le disciple est peut-être un peu vexé, mais d'un autre côté, il est comparé à un influent bloggeur de renom, donc c'est aussi flatteur pour lui. Tertio, on tripote doucement la théorie du complot (en fait ils se connaissent tous et ils font rien que tromper leurs lecteurs), théorie toujours stimulante quand on brasse du rien. Les commentaires peuvent protester, infirmer, s'étonner, ça y va. Mais nooon, c'est pas vrai, c'est rien que des jaaaloux, fais ce que voudras, sois toi-même, suis ton instinct.
Les autres blogueurs évoqués snobent, ne font même pas un article là-dessus. Zut. Certes, l'attitude de type caravane passe a sa noblesse, mais c'est moins fun.
Bon, enfin moi avec l'enthousiasme qui me caractérise, je me précipite sur les blogs pour les lire et je ne vois pas les rapports entre eux (mais je les lirais plus à fond, je comprendrais peut-être, plus tard).

Enfin, pendant ce temps-là, c'est toujours la merde partout dans le monde. Les gens du joli jardin européen se caressent, se tripotent, s'invectivent, oh le vilain oh la vilaine.... mmmm. Jusques à quand? Pourvu que ça dure. Après tout, partout ailleurs, ils ont tous tort, ils sont pas intelligents comme nous.

mercredi 9 janvier 2008

Des franciscains aux côtés des sans-papiers

Trouvé dans un article du Monde :
Quelques extraits, car les articles du Monde sont retirés au bout de quelque temps :

Depuis le mois d'octobre, les quatorze moines franciscains, qui ne vivent pas cloîtrés mais partagent un bâtiment moderne du quartier Saint-Cyprien, ont décidé de se retrouver mensuellement sur la place du Capitole, le dernier mardi de chaque mois, pour protester à leur manière contre les conditions de détention au centre de rétention de Cornebarrieu. "Beaucoup de gens ignorent l'existence même de ce centre", constate le Frère Alain, qui mise sur les photos exposées pour faire prendre conscience de l'univers carcéral de ce bâtiment neuf, inauguré en juillet 2006 aux bords des pistes de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
(...)
Le Frère Alain Richard explique avoir longtemps oeuvré en Amérique du Sud depuis les Etats-Unis, où il a vécu pendant vingt-six ans avant de revenir s'établir à Toulouse. Proche du MIR (Mouvement international de la réconciliation), un mouvement évangélique créé à la Faculté de théologie protestante de Paris, il ne cache pas son admiration pour Gandhi et les techniques de la non-violence, dont il a suivi les préceptes pour la mise en oeuvre de son cercle de silence. Le moine préfère parler "d'action" plutôt que de "manifestation". "Eveiller ou plutôt réveiller l'humanité de tout un chacun, par la prière ou le silence, c'est déjà une action", insiste-t-il.

On trouve les photos sur le site des Franciscains de Toulouse.

Mais vindiou que cherché-je?

Justement, nous touchons là au fond de mon problème : je ne sais pas ce que je cherche. L'objectif de ce blog est de me faire écrire, pour améliorer progressivement ma prose, car je n'ai que peu de temps ; l'autre objectif, de parler de tout et de rien - surtout de tout.